Je suis médecin. Enfin, presque.

Et je suis artiste. Complètement

Ces deux choses cohabitent en moi depuis un moment déjà.

En 2023, je tombe sur Blemama presque par hasard. Je commence à apprendre le design graphique; sans pression, sans objectif précis. Juste l’envie de créer. Et très vite, cette envie devient quelque chose de plus grand. Je m’applique. Je m’exerce. Je passe des heures à maîtriser des outils que personne ne m’a obligée à apprendre. Parce que j’aime ça. Parce que quelque chose en moi s’allume quand je crée.

Puis 2025 arrive. Et avec lui, mon stage d’internat.

La médecine prend toute la place. Les journées sont longues, les nuits courtes, la tête pleine. Je n’ai plus le temps de créer. Je pose tout.

Quand j’essaie de reprendre, je me rends compte que j’ai presque tout oublié. Les outils, les réflexes, les automatismes, comme si ces deux années n’avaient jamais existé. C’est frustrant. Douloureux, même. Parce que l’envie, elle, n’avait pas disparu.

Me former à nouveau ? Je voulais. Mais je n’avais pas le temps pour le faire.

Alors j’ai trouvé un autre chemin.

Je me tourne vers l’art numérique, la création d’abstraits; de dessin numérique et d’illustration. Je m’y glisse doucement, sans pression. Je m’exerce à mon rythme, je retrouve le plaisir de créer avec ce que j’ai. Et en parallèle, je commence à apprivoiser mon laser.

Mais je savais déjà une chose : je ne voulais pas faire ce que tout le monde fait.

Graver une image sur du bois, produire un tableau de vœux pour un anniversaire ou un mariage je ne me voyais pas là-dedans. Trop classique. Trop attendu. Quelque chose en moi cherchait autre chose. Quelque chose de nouveau. De singulier. De jamais vu.

Alors j’ai expérimenté. Encore et encore.

Et un jour, en début 2026, quelque chose se passe que je n’avais pas prévu.

Sous le laser, le bois se révèle. Pas comme je l’imaginais ma mieux. Il dévoile ses veines, ses profondeurs, ses teintes naturelles que personne n’avait choisies. Des couleurs que la nature avait cachées là depuis des années, attendant simplement qu’on les libère.

Je reste là, à regarder ce que j’avais créé.

Et je comprends que c’est ça. C’est exactement ça

J’ai appelé cette eouvre MARDART.

Chaque œuvre qui en naît est unique parce qu’aucun bois ne ressemble à un autre. Aucune veine, aucune teinte, aucun reflet ne se répète. Ce que vous voyez dans une pièce MARDART, vous ne le verrez nulle part ailleurs. Jamais.

Et le bois, ne s’efface pas. Il ne s’éteint pas. Il traverse le temps, traverse les générations. Il garde la trace de ce qu’on y grave pour toujours.

Je suis GANDONOU Dorcas. Médecin en fin de formation. Artiste par nécessité. Créatrice de MARDART par amour de ce qui dure.